En bref

Le thé japonais est presque toujours un thé vert étuvé à la vapeur. En 2025, selon le ministère japonais de l'Agriculture, le sencha pèse 48,1 % de la production, le tencha moulu en matcha 8,6 %, la kabusecha et le gyokuro, ombragés, 2 % et 1 % ; bancha, hojicha torréfié, genmaicha et kukicha complètent la palette.

Thé japonais — Le thé japonais (日本茶, nihoncha) désigne les thés cultivés et transformés au Japon, en très grande majorité des thés verts dont les feuilles fraîches sont étuvées à la vapeur, puis roulées et séchées ; depuis le 10 juillet 2026, l'indication géographique « Nihoncha » protège ce nom pour tous les thés verts japonais, du sencha au matcha.

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Au Japon, le thé est presque toujours vert. Palais des Thés le rappelle dans sa présentation des thés du Japon, et le ministère japonais de l’Agriculture (MAFF) le confirme à sa façon : l’indication géographique « Nihoncha », enregistrée le 10 juillet 2026, couvre « les thés verts (non fermentés) cultivés et transformés au Japon », du sencha au gyokuro, au matcha et au kamairicha poêlé. Ce qui distingue un sencha d’un gyokuro, un hojicha d’un genmaicha, ce n’est donc pas la famille de thé mais trois choix : ombrer ou non les théiers avant la cueillette, la manière de transformer la feuille, et la récolte utilisée. Ce guide présente les dix thés japonais que l’on rencontre en France, avec les chiffres de production 2025 publiés par le MAFF en octobre 2026 et les repères d’infusion de maisons nommées : Ito En, Ippodo, Palais des Thés. Quand ces sources ne disent pas la même chose, les deux versions sont données.

Le tableau des thés japonais

ThéCultureTransformationGoûtTempérature et temps indicatifs
Senchaplein soleilétuvé, roulé en aiguilles, séchééquilibre entre fraîcheur et astringence70 °C (sencha supérieur) ou 90 °C, 1 min 30 (MAFF) ; 80-90 °C, 30 s (Ito En)
Fukamushi senchaplein soleilétuvé deux à trois fois plus longtemps (MAFF), feuilles finesinfusion vert sombre et trouble, saveur dense2 g pour 60 ml, 30 s (MAFF)
Gyokuroombré environ 20 jours (MAFF, Ito En)étuvé, roulé, séché comme un senchaumami, peu astringent, arôme d’algue nori (Ito En)50-60 °C, 2 min 30 (MAFF) ; 60 °C, 90 s (Ippodo) ; 50 °C, 2 min (Ito En)
Kabusechaombré environ 7 jours (MAFF, Ito En)étuvé, roulé, séché comme un senchaplus ample et moins astringent qu’un sencha (Ito En)pas de consigne propre dans les sources consultées
Tencha et matchaombré 2 à 3 semaines (MAFF)étuvé, séché sans roulage, puis moulu à la meule pour le matchamatcha : couleur vive, saveur riche (Ippodo)se fouette : voir notre guide de préparation
Banchaplein soleil, récoltes tardivesétuvé, feuilles plus grandes et plus duresléger, arômes de feu95 °C, 30 s (Ito En) ; eau bouillante, 30 s (MAFF)
Hojichaselon le thé de base, souvent un banchatorréfié vers 200 °C (Ito En) ou 150 °C (Wikipédia)grillé, peu amer, infusion ambréeeau bouillante, 30 s (MAFF, Ippodo)
Genmaichaselon le thé de basesencha ou bancha mêlé à du riz complet grillé, environ 50/50 (Ito En)arôme de riz grillé, douxeau bouillante, 30 s (MAFF, Ippodo)
Kukichaselon le thé d’originetiges et brindilles écartées lors du tri du sencha, du matcha ou du gyokurodoux, légèrement noisette (Wikipédia)70-80 °C, 40 s à 1 min (Wikipédia)
Tamaryokuchaplein soleilétuvé ou poêlé, sans façonnage final en aiguilles : feuille recourbéepoêlé : infusion claire, arôme de poêle (MAFF)70 °C ou 90 °C, 1 min 30 (MAFF, version poêlée)

Les températures et les durées sont des repères pour une théière japonaise. Les doses varient beaucoup d’une source à l’autre : Ippodo met 10 g de gyokuro dans 80 ml d’eau, le MAFF compte 2 à 3 g par personne pour de très petites tasses de 40 ml, Ito En 6 g pour 100 ml. Le détail des écarts entre maisons est réuni dans notre guide température et temps d’infusion du thé.

Ombré ou non : ce qui sépare les thés du Japon

Le premier critère est la lumière. Palais des Thés oppose les thés ombrés (matcha, gyokuro, kabusecha) aux thés « qui ont pleinement profité du soleil » (sencha, tamaryokucha, genmaicha, kukicha). Pour les premiers, on couvre les théiers de paille, de nattes de roseau ou de voile pendant les semaines qui précèdent la cueillette. Le MAFF appelle « ooi-cha », thés couverts, l’ensemble gyokuro, kabusecha et tencha.

La durée d’ombrage est le point où les sources divergent le plus. Le MAFF et Ito En s’accordent sur environ 20 jours pour le gyokuro et environ 7 jours pour la kabusecha ; le MAFF donne 2 à 3 semaines pour le tencha, Ito En « plus de 20 jours ». Palais des Thés résume l’ensemble par « deux à trois semaines », sans distinguer la kabusecha. L’article « Gyokuro » de Wikipédia parle de 20 à 30 jours, avec un ombrage progressif qui bloque d’abord environ 70 % de la lumière, puis 80 et 90 % avant la récolte ; l’article « Kabusecha » retient une fourchette très large, de 2 à 25 jours. Selon Ito En, l’ombrage réduit l’astringence et développe une saveur ample, l’umami, que l’on associe au gyokuro.

Le second critère est la transformation. Comme le rappelle notre guide des familles de thé, un thé vert est chauffé juste après la cueillette pour bloquer l’oxydation. Au Japon, ce chauffage se fait le plus souvent à la vapeur : le MAFF décrit la fabrication standard comme un étuvage des jeunes pousses, suivi du roulage et du séchage. Le tencha fait exception : il est séché sans être roulé. Le thé brut obtenu, l’aracha, contient encore des tiges et des feuilles de tailles inégales ; il est ensuite trié, assemblé et affiné dans les régions de consommation, explique le MAFF.

Sencha et fukamushi : le thé du quotidien

Le sencha est la base du thé japonais : en 2025, il représentait 48,1 % de la production de thé brut d’après les chiffres repris par le MAFF, et Palais des Thés parle d’environ 50 %. Ses jeunes pousses sont étuvées, roulées en fines aiguilles et séchées. Le fukamushi, « longuement étuvé », reste un sencha : son étuvage dure deux à trois fois plus longtemps selon le MAFF, environ deux fois selon Ito En. La feuille se brise davantage, d’où une infusion vert sombre et trouble qui demande un temps court, 30 secondes pour le MAFF. La préfecture de Shizuoka s’en est fait une spécialité. Origines, récoltes, cultivar Yabukita et préparation sont détaillés dans notre guide du thé sencha.

Gyokuro : le thé japonais ombré

Le gyokuro, « rosée de joyau » ou « rosée de jade », est le thé ombré le plus réputé. Selon la maison Yamamotoyama, c’est en 1835 que le sixième Kahei Yamamoto, à la tête de cette maison de thé d’Edo, l’a créé ; son nom évoque la douceur de la rosée et l’éclat des feuilles. Après une vingtaine de jours d’ombrage, les feuilles sont étuvées, roulées et séchées comme celles d’un sencha. Ito En décrit un thé peu astringent, à la saveur riche, dont l’arôme rappelant l’algue nori est une signature.

Le MAFF le rend rare : 1,0 % de la production de thé brut en 2025. Ses principales préfectures productrices sont Mie, première pour le gyokuro comme pour la kabusecha, puis Kyoto et Fukuoka. Les sources ne s’accordent pas ici : l’article « Gyokuro » de Wikipédia attribue à Yame, dans la préfecture de Fukuoka, plus de 40 % de la production, alors que le MAFF place Fukuoka au troisième rang en 2025. Le « Yame dentō hon-gyokuro », gyokuro traditionnel de Yame, fait partie des deux thés japonais protégés par une indication géographique avant « Nihoncha », avec le « Fukamushi Kikugawa-cha ».

La préparation est à part. Le MAFF recommande une eau à 50-60 °C et 2 min 30 d’infusion, dans une kyusu de 90 ml et de très petites tasses de 40 ml, puis une deuxième infusion un peu plus chaude, deux fois plus courte. Ippodo infuse 10 g dans 80 ml à 60 °C pendant 90 secondes ; Ito En, 6 g dans 100 ml à 50 °C pendant 2 minutes. Le manuel du ministère conseille de le garder un instant en bouche plutôt que de l’avaler d’un trait.

Kabusecha : l’ombrage court

La kabusecha, « thé couvert », est ombrée environ une semaine, soit moins longtemps que le gyokuro ; Wikipédia rappelle qu’on l’appelle parfois « sencha ombré ». Ito En lui prête une couleur plus foncée, une saveur plus ample et moins d’astringence qu’un sencha. Elle représentait 2,0 % de la production en 2025 selon les chiffres repris par le MAFF, surtout dans les préfectures de Mie, Nara, Shizuoka et Fukuoka. Ni le MAFF ni Ito En ni Ippodo ne donnent de consigne d’infusion propre à la kabusecha dans les pages consultées : faute de repère publié, l’étiquette du producteur reste la référence.

Tencha et matcha

Le tencha est la matière première du matcha. Le MAFF le définit comme un thé issu de jardins couverts deux à trois semaines, dont les feuilles sont étuvées puis séchées dans un four à tencha sans être roulées ; Ito En précise que les tiges et les nervures sont retirées. Moulu à la meule de pierre, il devient le matcha, dont les particules mesurent de 1 à 20 micromètres selon le manuel du ministère. Ito En réserve le nom de matcha au tencha moulu juste avant l’expédition.

C’est le thé japonais dont la production progresse le plus : 8,6 % du thé brut en 2025, et un volume multiplié par environ 3,2 depuis 2014 d’après le MAFF, qui l’explique par la hausse de la demande. Kagoshima en est le premier producteur, devant Kyoto et Shizuoka. Fabrication, grades et origines sont détaillés dans notre guide du thé matcha, et les gestes, doses et ustensiles dans préparer un matcha.

Bancha : les récoltes tardives

Le bancha est un thé vert de récoltes plus tardives, aux feuilles plus grandes et plus fibreuses. Palais des Thés le présente comme le thé de la dernière récolte de l’année et rappelle qu’il est, avec le hojicha, le thé que l’on sert le plus souvent au restaurant au Japon ; l’article « Bancha » de Wikipédia parle des troisième et quatrième récoltes, entre l’été et l’automne, et d’une qualité commerciale plus modeste que celle du sencha. Le bancha peut aussi être torréfié, fumé ou vieilli.

Les chiffres du MAFF montrent la place de ces récoltes tardives : en 2025, le quatrième thé et le thé d’automne-hiver ont fourni 22 614 tonnes, contre 25 213 tonnes pour la première récolte, en recul. Le ministère précise qu’elles alimentent surtout les boissons prêtes à boire. Pour l’infusion, le MAFF regroupe bancha, genmaicha et hojicha : on y cherche les arômes de feu et de torréfaction, donc une eau bouillante, environ 30 secondes, dans une grande théière de terre de 800 ml et des tasses de 200 ml. Ito En indique 95 °C et 30 secondes.

Hojicha : le thé vert torréfié

Le hojicha, « thé torréfié », se fait le plus souvent à partir de bancha, parfois de sencha ou de kukicha, selon Wikipédia. La torréfaction est au cœur du produit, et la température varie selon la source : environ 200 °C avant un refroidissement immédiat pour Ito En, 150 °C dans un pot de porcelaine sur des braises pour Wikipédia. Les feuilles passent du vert au brun-rouge ; l’infusion, ambrée et limpide, a un goût grillé avec peu ou pas d’amertume. Wikipédia situe son apparition à Kyoto en 1920.

Ippodo souligne que l’eau bouillante versée sur le hojicha libère tout son arôme torréfié. La maison compte 10 g de feuilles, soit quatre cuillerées à soupe tant la feuille est volumineuse, pour 240 ml d’eau à 100 °C, servis 30 secondes après le début du versement. Le hojicha existe aussi en poudre, que l’on fouette ou que l’on mélange à du lait chaud comme un matcha.

Genmaicha : le thé au riz grillé

Le genmaicha, « thé au riz complet », mêle un thé vert à du riz complet grillé dont quelques grains éclatent à la torréfaction, d’où son surnom anglais de « popcorn tea ». Ito En le décrit comme un sencha associé au riz à environ 50/50, au goût doux et rafraîchissant. Selon Wikipédia, le riz servait autrefois à allonger le thé et à en baisser le coût, ce qui lui a valu le surnom de « thé du peuple » ; la variante « matcha-iri genmaicha » ajoute du matcha, pour une infusion plus verte. Comme le hojicha, il s’infuse à l’eau bouillante pendant 30 secondes selon le MAFF et Ippodo, qui compte deux cuillerées à soupe pour 10 g.

Kukicha : le thé de tiges

Le kukicha, ou bōcha, est fait des tiges, pétioles et brindilles écartés lors du tri du thé. Wikipédia indique qu’il provient surtout de la production de sencha ou de matcha ; tiré du gyokuro, il prend le nom de karigane ou de shiraore. L’infusion, légère, au goût doucement noisette et crémeux, se prépare autour de 70 à 80 °C pendant 40 secondes à une minute, et supporte trois ou quatre infusions, toujours selon Wikipédia ; une eau trop chaude ou un temps trop long le rendent amer.

Tamaryokucha : la feuille recourbée

Le tamaryokucha ne passe pas par le façonnage final qui allonge les aiguilles du sencha : sa feuille reste recourbée. Le MAFF le produit surtout à Saga, Nagasaki et Kumamoto, et l’estime à 2,0 % de la production en 2025. Il existe en version étuvée et en version poêlée, le kamairicha, dont la préfecture de Miyazaki est la première productrice. Le manuel du ministère décrit un tamaryokucha poêlé dont la feuille, peu abîmée, se prête à plusieurs infusions, avec une liqueur claire et un arôme de poêle propre à ce procédé : 2 à 3 g pour 100 ml, 70 °C pour un thé supérieur ou 90 °C pour un thé courant, 1 min 30.

Régions et chiffres de production du thé japonais

Le MAFF publie chaque année un état des lieux, « 茶をめぐる情勢 ». Dans l’édition d’octobre 2026, le Japon a produit 75 100 tonnes de thé brut en 2025, sur 33 400 hectares de théiers. Les surfaces reculent lentement et la production reste dans la zone des 70 000 tonnes.

PréfectureSurface (ha)Thé brut 2025 (t)Spécialité selon le MAFF
Kagoshima8 04030 000premier producteur de tencha, grande diversité de cultivars
Shizuoka11 60024 100sencha, surtout fukamushi ; troisième pour le tencha et la kabusecha
Mie2 5804 860premier pour le gyokuro et la kabusecha
Miyazaki1 1102 880premier pour le kamairicha
Kyoto1 5102 280deuxième pour le gyokuro et le tencha
Fukuoka1 4501 850troisième pour le gyokuro
Kumamoto9081 140troisième pour le tamaryokucha
Saitama690921surtout du sencha

Shizuoka garde la plus grande surface, mais Kagoshima produit davantage : la préfecture du sud de Kyushu a pris la première place en 2024 et l’a conservée en 2025, une première depuis le début des statistiques, selon le MAFF. Les trois premières préfectures réunissent environ 70 % des surfaces. Les chiffres plus anciens circulent encore : la page de Palais des Thés consacrée au Japon attribue 45 % de la production à Shizuoka et 22 % à Kagoshima, ce qui ne correspond plus aux statistiques 2025, où Kagoshima pèse environ 40 % et Shizuoka environ 32 %. La préfecture de Kyoto, où se trouve Uji, berceau historique de la culture du thé selon Palais des Thés, est deuxième pour le gyokuro et le tencha malgré un volume modeste.

Comment infuser les thés japonais

Le manuel du MAFF part d’un principe simple : on adapte la température et le temps au type de thé. Il associe aussi une taille de théière à chaque thé : une kyusu de 90 ml et des tasses de 40 ml pour le gyokuro, 250 ml et des tasses de 100 ml pour un sencha supérieur, 600 ml et 150 ml pour un sencha courant, une théière de terre de 800 ml et des tasses de 200 ml pour le bancha et le hojicha. Notre guide de la théière japonaise kyusu présente ces théières à poignée latérale, leurs filtres et leurs contenances.

Trois gestes reviennent dans le manuel. Pour refroidir l’eau, on la verse d’un récipient à l’autre : chaque transvasement fait perdre 5 à 10 °C, et l’eau bouillante passe ainsi à environ 90 °C dans un pot, puis à environ 80 °C dans la tasse. On compte ensuite que la feuille absorbe environ quatre fois son poids d’eau, ce qui réduit la première tasse. Enfin, on verse à tour de rôle dans chaque tasse, en allant et retour, jusqu’à la dernière goutte, pour que toutes les tasses aient la même concentration et que la feuille ne continue pas d’infuser avant la deuxième tasse. La deuxième infusion se fait un peu plus chaude et environ deux fois plus courte.

L’eau compte aussi. Le MAFF recommande une eau douce, d’une dureté inférieure à 100 mg/l et idéalement de 30 à 80 mg/l ; une eau plus dure donne une infusion plus pâle et moins parfumée. Notre guide quelle eau pour le thé compare eau du robinet, carafes filtrantes et eaux en bouteille. Palais des Thés, enfin, résume pour l’ensemble des verts japonais une plage de 50 à 75 °C et de 1 à 3 minutes, en précisant qu’un thé vert japonais ne doit jamais infuser plus de deux minutes.

Trois thés japonais cités dans ce guide

Les fiches présentées en fin d’article ont été lues sur Keepa le 27/10/2026, en vente sur amazon.fr et retenues parmi les mieux notées et suffisamment évaluées ; elles sont décrites d’après leur titre et leur description, sans dégustation de notre part.

Le gyokuro de TeaClub vient de Kagoshima, la première préfecture productrice de thé en 2025. Selon sa fiche, il est ombragé plusieurs semaines, issu en grande partie des cultivars Yabukita et Saemidori et légèrement étuvé (asamushi) ; la marque conseille une kyusu et mentionne l’infusion à froid. À savoir : la fiche ne donne ni température ni temps d’infusion, les repères du MAFF ou d’Ippodo ci-dessus prennent le relais.

Le hojicha d’Ocha & Co. est vendu en feuilles, en paquet de 100 g emballé sous vide : un mélange biologique de kukicha et de sencha torréfiés, cultivé dans les montagnes de Shizuoka, au goût annoncé fumé et sucré. Sa fiche indique 1 cuillère à café pour 240 ml d’eau à environ 79 °C, 2 à 3 minutes. À savoir : c’est une préparation bien plus douce que les 100 °C d’Ippodo, et le mélange comprend des tiges de kukicha.

Le genmaicha de Moya Matcha est un mélange biologique de sencha et de riz brun grillé, vendu en sachet refermable de 100 g, à l’arôme annoncé de noisette et à la couleur vert rouille. À savoir : la fiche ne donne ni la proportion de riz, ni la région japonaise, ni la préparation ; les repères du MAFF (30 secondes à l’eau bouillante pour un genmaicha en vrac) et la proportion d’environ 50/50 décrite par Ito En prennent le relais.

Les modèles cités dans ce guide

TeaClub, gyokuro du Japon de Kagoshima en vrac, 100 g

TeaClub, gyokuro du Japon de Kagoshima en vrac, 100 g

Gyokuro japonais de la région de Kagoshima (Kyushu), ombragé pendant plusieurs semaines et fait en grande partie des cultivars Yabukita et Saemidori, étuvé légèrement (asamushi). La fiche décrit une tasse vert clair au goût doux et herbacé, avec une note d'umami, conseille une kyusu et mentionne l'infusion à froid (mizudashi), d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Ocha & Co., hojicha bio en feuilles, Shizuoka, 100 g

Ocha & Co., hojicha bio en feuilles, Shizuoka, 100 g

Hojicha biologique en feuilles, mélange de kukicha et de sencha torréfiés, cultivé dans les montagnes de Shizuoka (Japon), au goût annoncé fumé et sucré, à la tasse jaune doré ; paquet de 100 g emballé sous vide. Préparation indiquée : 1 cuillère à café pour 240 ml d'eau à environ 79 °C, 2 à 3 minutes, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Moya Matcha, genmaicha bio du Japon, sencha et riz brun grillé, 100 g

Moya Matcha, genmaicha bio du Japon, sencha et riz brun grillé, 100 g

Genmaicha biologique du Japon, mélange de thé vert sencha et de riz brun grillé, à l'arôme annoncé de noisette et à la couleur vert rouille, surnommé « thé au pop-corn » ; sachet refermable de 100 g. Préparation non précisée, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Repères chiffrés

FAQ

Quel est le thé japonais le plus courant ?

Le sencha. D'après les chiffres repris par le ministère japonais de l'Agriculture, il représentait 48,1 % de la production de thé brut du Japon en 2025 ; Palais des Thés avance environ 50 %. Ses feuilles sont étuvées à la vapeur, roulées en aiguilles puis séchées. Viennent ensuite, loin derrière, le tencha destiné au matcha (8,6 %), la kabusecha et le tamaryokucha (2 % chacun).

Quelle différence entre le gyokuro et le sencha ?

L'ombrage. Les théiers du gyokuro sont couverts de paille ou de voile environ 20 jours avant la cueillette, selon le ministère japonais de l'Agriculture et Ito En ; ceux du sencha poussent en plein soleil. Le gyokuro, moins astringent et plus riche en umami, s'infuse plus frais et plus longtemps : 50 à 60 °C pendant 2 min 30 pour le ministère, contre 70 à 90 °C et 1 min 30 pour le sencha.

Le hojicha est-il un thé vert ?

Oui, c'est un thé vert torréfié. On part le plus souvent d'un bancha, parfois d'un sencha ou d'un kukicha, que l'on torréfie : vers 200 °C puis refroidi aussitôt selon Ito En, à 150 °C selon l'article de Wikipédia. Les feuilles virent au brun-rouge et l'infusion, ambrée, prend un goût grillé presque sans amertume. Il s'infuse à l'eau bouillante, 30 secondes selon le ministère japonais de l'Agriculture et Ippodo.

Qu'est-ce que le genmaicha ?

Un thé vert japonais mélangé à du riz complet grillé, dont quelques grains éclatent à la torréfaction, d'où son surnom anglais de « popcorn tea ». Ito En le décrit comme un sencha associé au riz à environ 50/50. Le ministère japonais de l'Agriculture le range avec le bancha et le hojicha : eau bouillante, 30 secondes, pour faire ressortir l'arôme grillé. Une variante ajoute du matcha.

Sources

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