Le thé matcha est un thé vert japonais en poudre : des feuilles ombragées deux à trois semaines avant la cueillette, étuvées, séchées à plat et débarrassées de leurs tiges et nervures (le tencha), puis moulues à la meule de pierre, 30 à 40 g par heure. Ippodo le fouette à 2 g pour 60 ml à 80 °C.
Matcha — Selon la norme d'étiquetage des thés verts de l'Association centrale japonaise du thé (日本茶業中央会), le matcha est du tencha, c'est-à-dire des feuilles de théier ombragées deux à trois semaines avant la cueillette, étuvées puis séchées sans être roulées, réduit en poudre très fine à la meule de pierre ou par un procédé équivalent.
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Un bol de matcha ne ressemble à aucun autre thé. On n’y laisse pas infuser des feuilles qu’on retire ensuite : on y fouette une poudre d’un vert vif, et l’on boit la feuille tout entière, en suspension dans l’eau. Derrière ce geste se cache une fabrication très particulière, qui commence des semaines avant la cueillette, sous des voiles d’ombrage, et se termine entre deux meules de pierre qui tournent lentement. Ce guide explique ce qu’est le thé matcha, comment naît le tencha dont il est fait, où on le produit au Japon, ce que valent les grades et les appellations, comment se distinguent l’usucha et le koicha, et à quoi reconnaître un matcha sur une étiquette. Les chiffres viennent du ministère japonais de l’Agriculture (MAFF), de la norme de l’Association centrale japonaise du thé, de maisons japonaises (Ippodo, Nakamura Tokichi, Marukyu Koyamaen, Aiya) et françaises (Palais des Thés, Dammann Frères). Quand ces sources divergent, les deux versions sont données.
Ce qu’est le matcha : du tencha réduit en poudre
Le matcha n’est pas n’importe quel thé vert broyé. La norme d’étiquetage des thés verts de l’Association centrale japonaise du thé (日本茶業中央会), révisée en mars 2019, le définit comme du tencha moulu très finement à la meule de pierre ou par un procédé équivalent. Le tencha, lui, est un thé ombragé : la préfecture de Nagasaki, qui cite cette norme, rappelle qu’il doit venir de théiers couverts environ deux à trois semaines avant la cueillette. Ses feuilles sont étuvées puis séchées à plat, sans être roulées, ce que le ministère japonais de l’Agriculture résume en une phrase sur sa page consacrée au thé d’Uji.
Cette définition japonaise n’est pas la seule. Wikipédia en anglais signale que la norme internationale ISO 20715:2023, qui classe les types de thé, admet pour le matcha des feuilles tendres, des bourgeons ou des pousses, là où la norme japonaise ne parle que de feuilles. L’organisme public de recherche agronomique japonais NARO explique, dans un document de 2021, que le Japon a demandé un groupe de travail de l’ISO consacré au matcha, constitué en 2020, pour mieux encadrer un marché où circulent aussi des poudres de moindre qualité.
D’autres poudres vertes ne sont pas du matcha au sens de la norme japonaise. Wikipédia en anglais cite le funmatsucha (粉末茶), une poudre de feuilles non ombragées parfois vendue sous le nom de matcha. Wikipédia en français réserve de même le nom de matcha à la poudre de tencha. Quant au « blue matcha », Palais des Thés rappelle qu’il vient des pétales séchés du pois papillon (Clitoria ternatea), sans aucune feuille de théier.
D’où vient le matcha
Le thé battu est né en Chine. Wikipédia en anglais situe sous la dynastie des Song (960-1279) l’usage de fouetter une poudre de thé dans l’eau, et Palais des Thés rappelle que c’est sous cette forme qu’il gagna le Japon avec les moines partis étudier le bouddhisme. Le MAFF fait commencer l’histoire du thé d’Uji en 1191, année où le moine Eisai rapporte du thé de la Chine des Song.
L’ombrage vient plus tard. Selon le MAFF, c’est au XVIe siècle, quand la cérémonie du thé prend son essor, que la culture sous couverture est mise au point pour répondre aux maîtres de thé comme Sen no Rikyū : elle adoucit l’astringence et donne un matcha d’un vert profond, riche en umami. Wikipédia en japonais précise que des analyses de sol font remonter cette pratique au XVe siècle, voire plus tôt. Dammann Frères associe aussi Sen no Rikyū au bol raku, souvent noir, qui fait ressortir le vert du matcha.
L’ombrage, de deux à quatre semaines selon les sources
Tout commence au champ. Quelques semaines avant la cueillette de printemps, on couvre les théiers. Les durées publiées ne concordent pas tout à fait :
- Deux à trois semaines : c’est la durée de la norme japonaise, citée par la préfecture de Nagasaki, et celle que donne Wikipédia en japonais.
- Environ vingt jours à Nishio, sous un filet noir qui coupe 97 % de la lumière, selon Wikipédia en japonais.
- Trois à quatre semaines selon Palais des Thés, avec des nattes de paille ou des filets qui filtrent jusqu’à 90 % de la lumière ; la même maison parle d’« environ quatre semaines » dans son article sur la conservation.
Le taux d’ombrage dépend de la méthode. Wikipédia en japonais distingue la couverture sur structure (tana), posée au-dessus des théiers, qui arrête environ 95 à 98 % de la lumière, et la couverture posée directement sur les arbustes (jikagake), autour de 85 %. Wikipédia en japonais cite comme matériaux les écrans de roseau (yoshizu), les nattes de paille (komo) et le voile d’ombrage (kanreisha). La préfecture de Nagasaki a d’ailleurs testé, pour le tencha, une couverture directe et prolongée en voile noir à 85 %, et retenu les cultivars Okumidori et Yabukita comme les mieux adaptés.
Privée de soleil, la plante pousse plus lentement. Palais des Thés insiste sur ce point : le rendement est bien plus faible que pour un thé vert classique, ce qui explique une partie de la rareté du matcha. Aiya rattache la couleur vert vif du matcha à cet ombrage.
Récolte, étuvage et séchage : la naissance du tencha
La première récolte de l’année, l’ichibancha, au printemps, est celle qui donne les meilleurs matchas : Wikipédia en japonais classe la qualité par ordre de récolte, de l’ichibancha au nibancha puis à la récolte d’automne, et Palais des Thés indique que ses grands crus en sont issus. Aiya oppose de la même façon son matcha « ceremonial », de première récolte, à son matcha culinaire, de récolte d’été. Le MAFF rappelle qu’au Japon, les théiers se cueillent deux à trois fois par an.
Les feuilles sont ensuite étuvées, comme pour le thé sencha : Wikipédia en japonais donne une vapeur à 100-105 °C pendant 10 à 15 secondes. La différence se joue après. Le sencha est roulé en aiguilles ; le tencha, non. Ses feuilles sont refroidies, puis séchées à plat dans un four à tencha (tencha-ro), souvent construit en briques, comme celui que mentionne la préfecture de Nagasaki. Wikipédia en anglais indique un air à 170-200 °C pour une feuille qui reste autour de 70 °C.
Tiges et nervures retirées
Une fois sèche, la feuille est triée. Wikipédia en japonais décrit un séparateur qui retire les tiges et les nervures, suivi d’un second séchage, d’une coupe et d’un calibrage. Dammann Frères donne la raison de ce déstemmage : les nervures sont ôtées pour éviter une amertume excessive. Palais des Thés résume : on ne garde que le parenchyme de la feuille, et c’est ce « thé brut » qu’on appelle tencha.
Le tencha n’est pas moulu tout de suite. Palais des Thés indique qu’il peut maturer jusqu’à six mois en chambre réfrigérée pour les meilleurs matchas, et Wikipédia en anglais parle de plusieurs mois de vieillissement au frais avant l’assemblage. Les maisons assemblent en effet plusieurs lots : Ippodo explique que tous ses matchas sont des assemblages de récoltes de différents jardins et de différentes années, pour garder un goût constant d’une année sur l’autre.
La meule de pierre, 30 à 40 grammes par heure
Le tencha est enfin moulu. Les meules de granit tournent volontairement lentement pour ne pas chauffer la poudre. Wikipédia en japonais donne une vitesse de 55 à 60 tours par minute et un débit d’environ 40 g par heure et par meule, pour une poudre d’environ 5 microns en moyenne ; Palais des Thés indique 30 à 40 g par heure, avec des meules de granit ou à billes de céramique. Aiya situe la taille des particules autour de 5 à 10 microns.
Ce débit explique deux choses. D’abord le prix : une meule tourne environ une heure pour remplir une seule boîte de 30 g. Ensuite la fraîcheur : selon Palais des Thés, les producteurs conservent le tencha en entrepôt climatisé et ne le moulent qu’au fil des commandes.
Les régions du matcha
Le matcha n’est plus l’affaire d’une seule région. D’après le MAFF, qui reprend les chiffres du Conseil national des organisations de producteurs de thé, le Japon a produit 4 176 tonnes de tencha en 2023, un record, soit 288 % du volume de 2008. Les premières préfectures productrices :
| Préfecture | Tencha produit en 2023 | Part |
|---|---|---|
| Kagoshima | 1 585 t | 38 % |
| Kyoto | 970 t | 23 % |
| Shizuoka | 505 t | 12 % |
| Mie | 314 t | non précisée |
Source : MAFF, d’après le Conseil national des organisations de producteurs de thé. Wikipédia en japonais donne pour 2022 des chiffres un peu plus bas (1 392 t à Kagoshima, 898 t à Kyoto, 435 t à Shizuoka), ce qui confirme la hausse.
Kagoshima, premier producteur de tencha
Kagoshima, au sud de l’île de Kyushu, est devenue la première région du tencha. Le MAFF note que la préfecture convertit une partie de sa production de sencha en tencha, à volume de thé à peu près constant, et qu’environ 80 % des ateliers de transformation qu’il a aidés en 2022 et 2023 sont des ateliers de tencha.
Uji, berceau historique
Uji, au sud de Kyoto, reste le nom le plus connu. Le MAFF précise ce que recouvre l’appellation « thé d’Uji » : un thé vert issu de feuilles des préfectures de Kyoto, Nara, Shiga et Mie, fini par des maisons de la préfecture de Kyoto selon des méthodes nées à Uji. Un matcha d’Uji n’est donc pas forcément cueilli dans la ville d’Uji. C’est la région de maisons comme Marukyu Koyamaen ou Nakamura Tokichi, et d’Ippodo, établie à Kyoto depuis plus de trois siècles.
Nishio, le matcha d’Aichi
Dans la préfecture d’Aichi, Nishio s’est spécialisée dans le tencha. Selon Wikipédia en japonais, le moine Adachi Jundō y crée en 1872 un jardin de thé avec des graines et des techniques rapportées d’Uji ; Nishio et sa voisine Anjō produisent aujourd’hui environ 400 tonnes de tencha par an, et la marque collective « 西尾の抹茶 » (le matcha de Nishio) est reconnue depuis 2009. La maison Aiya, selon son site, y cultive ses théiers.
Shizuoka, Mie et hors du Japon
Shizuoka, première région du sencha, produit aussi du tencha, tout comme Mie. Hors du Japon, Wikipédia en anglais signale une production de masse dans la province chinoise du Guizhou depuis 2018, ainsi qu’au Vietnam et en Corée du Sud. Ces poudres peuvent être vendues sous le nom de matcha : seule l’origine indiquée sur l’étiquette permet de les distinguer.
Grades et appellations
Il n’existe pas de grade officiel de matcha au Japon. La norme japonaise définit ce qu’est un matcha, pas sa qualité. Les mots « ceremonial » et « culinary » viennent du commerce occidental : Ippodo écrit ne pas employer le terme « ceremonial grade », un terme vague inventé selon elle pour vendre le matcha en Occident et inusité au Japon, et Aiya, qui l’emploie, reconnaît qu’aucune réglementation ne l’encadre. Notre article matcha cérémonial ou culinaire détaille ce débat.
Les maisons japonaises classent plutôt leurs matchas par usage et par profil :
- Par préparation. Dans son catalogue en anglais, Marukyu Koyamaen sépare ses « Matcha » de ses « Matcha for Cooking » (食品加工用抹茶) et signale ceux qui conviennent à la fois à l’usucha et au koicha : de Tenju à Kinrin. Ippodo conseille pour le koicha ses matchas classés au-dessus de Kan.
- Par caractère. Ippodo range sa gamme en trois profils : léger (finale courte, astringence vive), moyen (équilibré) et riche (finale longue, umami et douceur, le moins d’amertume).
- Par le nom. Wikipédia en japonais rappelle une convention ancienne : les matchas de koicha portent souvent un nom en « … no mukashi » (の昔), ceux d’usucha un nom en « … no shiro » (の白). Le catalogue de Marukyu Koyamaen en donne plusieurs exemples parmi les matchas choisis par les écoles de thé.
Couleur et goût
La couleur est le premier indice. Ippodo décrit ses matchas légers comme d’un vert mat, avec une pointe de jaune, et ses matchas riches comme d’un vert émeraude vif ; Aiya ajoute qu’un matcha de qualité inférieure tire vers le jaune ou le brun. Au toucher, la poudre doit être soyeuse : Aiya la compare à un fard à paupières.
En bouche, le matcha associe umami, douceur et amertume dans des proportions qui varient selon la qualité. Les matchas les plus recherchés, selon Ippodo, ont le plus de douceur et d’umami, le moins d’astringence, et une longue finale ; les plus légers sont plus vifs et plus amers, ce qui les rend utiles en latte ou en pâtisserie. Wikipédia en anglais décrit aussi l’arôme propre aux thés ombragés, l’ōika (覆い香), souvent comparé à l’algue nori.
Usucha et koicha
On prépare le matcha de deux façons. L’usucha (« thé léger ») est le bol courant, fouetté jusqu’à former une mousse. Le koicha (« thé épais ») utilise deux fois plus de poudre et deux fois moins d’eau ; il n’est pas fouetté mais malaxé lentement, jusqu’à une consistance qu’Ippodo situe entre le sirop d’érable et le miel tiède. Les maisons ne donnent pas exactement les mêmes doses :
| Source | Usucha | Koicha |
|---|---|---|
| Ippodo | 2 g, 60 ml à 80 °C, fouetté 15 secondes | 4 g, 30 ml à 80 °C |
| Nakamura Tokichi | 2 g, 70 ml à 80 °C | 4 g, 40 ml à 80 °C, eau versée en plusieurs fois |
| Palais des Thés | 1 cuillère à café (2 spatules), 7 cl à 70 °C | non précisé |
| Wikipédia en japonais | 2 g, 60 ml à 90 °C | 4 g, 30 ml à 80 °C |
Ippodo, Nakamura Tokichi et Palais des Thés tamisent la poudre avant de verser l’eau, pour éviter les grumeaux. Ippodo fouette l’usucha en dessinant un « M », Palais des Thés un « W » ; Wikipédia en japonais associe un fouet de bambou (chasen) à environ 100 brins à l’usucha et à 80 brins au koicha. Tous les gestes, les ustensiles et une recette de base au lait sont détaillés dans notre guide préparer un matcha, et les ensembles bol, fouet et cuillère dans notre comparatif des kits matcha.
Conserver le matcha
En poudre, le thé offre une immense surface de contact avec l’air, ce qui le rend fragile. Ippodo recommande un contenant opaque et hermétique, rangé dans un placard loin des épices, du café et des odeurs fortes, et cite quatre ennemis : l’air, les odeurs, la lumière directe et la chaleur. La maison conseille de garder la poudre dans son sachet d’aluminium, roulé et pincé entre deux usages, et de la consommer dans le mois qui suit l’ouverture.
Palais des Thés va plus loin : la maison conseille le réfrigérateur, en laissant la boîte revenir quelques minutes à température ambiante avant de l’ouvrir pour éviter la condensation, parle de 45 jours après ouverture, et propose le congélateur pour une boîte encore scellée. Elle déconseille les bocaux transparents, car la lumière ternit la poudre. Les principes généraux de conservation sont rassemblés dans notre guide conserver son thé.
Comment reconnaître un matcha
Sur une étiquette ou une fiche, cherchez dans l’ordre :
- L’origine. Japon, puis préfecture (Kyoto ou Uji, Aichi ou Nishio, Kagoshima, Shizuoka…). Sans origine indiquée, rien ne dit d’où vient la poudre.
- La récolte. « Première récolte », ichibancha ou une date de printemps signalent la récolte la plus recherchée.
- Le cultivar et l’ombrage, sur les meilleurs matchas : Okumidori, Saemidori, Yutakamidori… et une durée d’ombrage.
- La mouture à la meule de pierre, et des dates de fabrication et de péremption lisibles.
- La liste des ingrédients : un matcha pur ne contient que du thé vert ; les matchas sucrés ou aromatisés sont un autre produit.
La boîte ouverte, un vert vif plutôt que jaunâtre et une poudre très fine sont de bons signes ; Aiya ajoute qu’un bon matcha mousse facilement sous le fouet. Les critères d’achat sont développés dans notre guide comment choisir son matcha, et une sélection par profil dans notre comparatif des meilleurs matchas. Pour situer le matcha parmi les autres thés du Japon, voyez notre guide des thés japonais et le thème matcha.
Trois matchas, un par grande région, figurent en fin de guide, choisis d’après leurs fiches amazon.fr lues via Keepa le 27/10/2026 : le matcha de Noritual Lab, d’Uji, dont la fiche indique une origine unique, une première récolte cueillie à la main et une analyse de chaque lot par un laboratoire indépendant ; le matcha bio de mondomatcha, de Kagoshima, dont la fiche annonce une première récolte de printemps, une cueillette à la main et une mouture à la meule de pierre ; et le matcha premium bio d’Anatae, cultivé et récolté à la main à Nishio, que la fiche conseille à 70-80 °C. Ces trois fiches donnent l’essentiel des informations listées plus haut, sans le cultivar ni l’ombrage ; les poudres sans origine précisée, les matchas sucrés et les fiches dont le titre contredit la description ont été écartés.
Les modèles cités dans ce guide
Noritual Lab, matcha cérémonial d'Uji, 70 g
Matcha d'origine unique fait uniquement de feuilles de tencha cultivées à Uji, cueillies à la main à la première récolte, transformées sur place puis moulues en petites quantités. La fiche l'annonce doux en bouche, avec de subtiles notes d'umami, produit avec une famille de producteurs de thé et analysé lot par lot par un laboratoire indépendant ; sachet de 70 g (un format de 30 g existe), d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.
mondomatcha, matcha bio de cérémonie de Kagoshima, 30 g
Matcha biologique d'origine unique, cultivé à Kagoshima, issu de la première récolte de printemps, cueilli à la main (les bourgeons seulement) et moulu à la meule de pierre ; la fiche annonce une couleur verte intense et un parfum frais, et un emballage sous vide dans une boîte métallique ; 30 g, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.
Anatae, matcha premium bio de Nishio, 30 g
Matcha bio d'une marque française créée en 2019, qui travaille en direct avec deux producteurs japonais : thé cultivé et récolté à la main à Nishio, certifié bio par Certipaq Bio. La fiche décrit un goût végétal à l'amertume discrète, le conseille en usucha à 70-80 °C ou en latte, et renvoie la pâtisserie cuite vers un autre matcha de la marque ; boîte de 30 g, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.
Repères chiffrés
- Selon la préfecture de Nagasaki (fiche de résultats de recherche, 2019), qui cite la norme d'étiquetage des thés verts de l'Association centrale japonaise du thé (mars 2019), le tencha, matière première du matcha, doit provenir de théiers couverts environ deux à trois semaines, sous voile d'ombrage ou équivalent, avant la cueillette.Préfecture de Nagasaki, 長期被覆に適した長崎県茶奨励・認定品種 (cultivars adaptés à l'ombrage long), citant 日本茶業中央会「緑茶の表示基準」, 2019
- Selon le ministère japonais de l'Agriculture (MAFF, d'après le Conseil national des organisations de producteurs de thé), le Japon a produit en 2023 un record de 4 176 tonnes de tencha, 288 % du volume de 2008 ; Kagoshima en assure 1 585 tonnes (38 %), Kyoto 970 tonnes (23 %) et Shizuoka 505 tonnes (12 %).MAFF, 茶をめぐる情勢 (la situation du thé), section I-3-8 et I-3-9, 2023
- Selon Palais des Thés (page consultée en 2026), les théiers destinés au matcha sont ombragés trois à quatre semaines sous des structures qui filtrent jusqu'à 90 % de la lumière, le tencha peut maturer jusqu'à 6 mois en chambre réfrigérée, et une meule ne produit que 30 à 40 g de matcha par heure.Palais des Thés, Pourquoi le matcha coûte-t-il si cher ?, 2026
- La maison Nakamura Tokichi, à Uji (page consultée en 2026), prépare l'usucha avec 2 g de matcha pour 70 ml d'eau à 80 °C, et le koicha avec 4 g pour 40 ml à 80 °C, versés en plusieurs fois et « malaxés » plutôt que fouettés.Nakamura Tokichi Honten, お茶をおいしく淹れるコツ (bien préparer le thé), 2026
- Selon le ministère japonais de l'Agriculture (page consultée en 2026), le thé d'Uji désigne un thé vert issu de feuilles des préfectures de Kyoto, Nara, Shiga et Mie, fini par des maisons de la préfecture de Kyoto selon des méthodes nées à Uji ; la culture sous ombrage y a été mise au point au XVIe siècle pour les maîtres de thé comme Sen no Rikyū.MAFF, にっぽん伝統食図鑑 : 宇治茶 (le thé d'Uji), 2026
FAQ
Qu'est-ce que le thé matcha ?
C'est un thé vert japonais réduit en poudre très fine. Les théiers sont ombragés deux à trois semaines avant la cueillette, selon la norme de l'Association centrale japonaise du thé ; les feuilles sont étuvées, séchées sans être roulées, débarrassées des tiges et nervures, puis moulues à la meule de pierre. On ne l'infuse pas : on le fouette dans l'eau et on boit la poudre.
Quelle différence entre le matcha et le thé vert ?
Le matcha est un thé vert, mais d'une catégorie à part. Le sencha, le thé vert japonais le plus courant, a des feuilles roulées en aiguilles, qu'on infuse puis qu'on retire. Le matcha vient d'un thé ombragé, le tencha, séché à plat et moulu : la feuille entière est bue en suspension. Le MAFF date l'ombrage du XVIe siècle, pour un thé moins astringent.
Comment reconnaître un bon matcha ?
Sur l'étiquette : l'origine japonaise et la préfecture, la récolte (première récolte de printemps pour les meilleurs, selon Aiya et Palais des Thés), parfois le cultivar et la mouture à la meule. Dans la boîte : un vert vif plutôt que jaunâtre, une poudre très fine au toucher. Dans le bol, Aiya note qu'un bon matcha mousse sans effort.
Comment conserver le matcha ?
Dans un contenant opaque et hermétique, à l'abri de l'air, de la lumière, de la chaleur et des odeurs. Ippodo conseille un placard et une consommation dans le mois qui suit l'ouverture ; Palais des Thés préfère le réfrigérateur, en laissant la boîte revenir à température avant de l'ouvrir, et parle de 45 jours.
Sources
- Préfecture de Nagasaki : 長期被覆に適した長崎県茶奨励・認定品種, citant la norme 「緑茶の表示基準」 du 日本茶業中央会 (mars 2019)
- Ministère japonais de l'Agriculture (MAFF) : 茶をめぐる情勢 (production de tencha par préfecture, 2023)
- Ministère japonais de l'Agriculture (MAFF) : にっぽん伝統食図鑑, 宇治茶 (le thé d'Uji)
- NARO (organisme public de recherche agronomique japonais) : 世界で需要が高まる抹茶の国際標準化推進 (normalisation internationale du matcha, 2021)
- Ippodo Tea : How to Make Foamy, Creamy Matcha (31 juillet 2024)
- Ippodo Tea : Koicha, for a Next-Level Matcha Experience (1er mars 2023)
- Ippodo Tea : What is the difference between our matcha blends? (Part I et Part II, 27 septembre 2023)
- Ippodo Tea : How to Keep Your Matcha Fresh (11 mars 2025)
- Ippodo Tea : Is Ippodo's matcha « ceremonial grade »? (mis à jour le 19 octobre 2026)
- Nakamura Tokichi Honten : お茶をおいしく淹れるコツ (bien préparer le thé)
- Marukyu Koyamaen : catalogue en anglais (Matcha, Matcha for Cooking)
- Aiya : The Different Grades of Matcha (23 juin 2020)
- Aiya : High Quality Matcha vs. Low Quality Matcha (16 juin 2020)
- Palais des Thés : Pourquoi le matcha coûte-t-il si cher ?
- Palais des Thés : Comment bien conserver son matcha ?
- Palais des Thés : Qu'est-ce que le matcha ?
- Palais des Thés : Le blue matcha est-il du matcha ?
- Dammann Frères : Qu'est-ce que le matcha ?
- Wikipédia (ja) : 抹茶
- Wikipédia (ja) : 西尾茶 (thé de Nishio)
- Wikipedia (en) : Matcha
- Wikipédia : Matcha
