En bref

Le rooibos est une infusion sud-africaine faite des feuilles et tiges séchées d'Aspalathus linearis, une légumineuse du fynbos, et non du théier. Oxydé, il devient le rooibos rouge ; séché sans oxydation, le rooibos vert. Une AOP européenne protège son nom depuis 2021. Il s'infuse à 90-95 °C pendant 4 à 5 minutes, et plus longtemps sans devenir amer.

Rooibos — Selon le règlement d'exécution (UE) 2021/865, le rooibos (« buisson rouge » en afrikaans) désigne les feuilles et tiges séchées, pures à 100 %, de la plante sud-africaine Aspalathus linearis, cultivée ou cueillie à l'état sauvage dans une aire délimitée du Cap-Occidental et du Cap-du-Nord, et vendues oxydées (rooibos rouge) ou non oxydées (rooibos vert).

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Le rooibos se boit comme un thé, se range à côté des thés dans les boutiques et se fait souvent appeler « thé rouge ». Ce n’est pourtant pas un thé : il vient d’un arbuste sud-africain sans lien avec le théier, qui ne pousse naturellement que dans un coin de montagnes au nord du Cap. Ce guide raconte d’où il vient, comment on passe d’une branche aux aiguilles fines à un vrac cuivré ou vert pâle, ce que protège l’appellation d’origine européenne obtenue en 2021, comment le préparer et le choisir, et quelles autres infusions ne contiennent pas de théine. Il s’appuie sur le cahier des charges officiel de l’appellation publié au Journal officiel de l’Union européenne, sur le South African Rooibos Council, sur les maisons Palais des Thés, Dammann Frères et Kusmi Tea, et sur les encyclopédies. Quand ces sources ne disent pas la même chose, les deux versions sont données.

Une légumineuse du fynbos, pas un thé

Le rooibos porte le nom scientifique Aspalathus linearis. Wikipédia le classe dans la famille des Fabacées, celle des pois et des haricots, et explique son nom par l’afrikaans : « buisson rougeâtre ». L’épithète linearis vient de ses feuilles en aiguilles, fines et allongées, selon l’article anglais de l’encyclopédie. Dammann Frères le décrit comme un arbuste de 1 à 2 mètres de haut.

La plante appartient au fynbos, la végétation de broussailles propre à la pointe sud-ouest de l’Afrique. Le cahier des charges de l’appellation rappelle que la région floristique du Cap est le plus petit des six royaumes floraux de la planète, mais l’un des plus riches en espèces endémiques, et que le rooibos est l’une des rares plantes sauvages de ce milieu à avoir été mise en culture. Il décrit aussi ses adaptations : des racines latérales juste sous la surface pour profiter des pluies légères, une racine qui descend jusqu’à deux mètres pour trouver l’eau en été, et une association avec des bactéries fixatrices d’azote, tolérantes à l’acidité, qui lui permet de vivre sur des sols très pauvres.

Rien de tout cela ne le rapproche du théier, Camellia sinensis. C’est pourquoi le rooibos se classe parmi les infusions, comme le rappelle Kusmi Tea. L’appellation « thé rouge » prête d’ailleurs à confusion : selon Wikipédia, en Chine, le nom 红茶 (hóngchá), littéralement « thé rouge », désigne ce que nous appelons thé noir.

Le Cederberg et l’aire de l’appellation

Le South African Rooibos Council, l’organisme de la filière, situe la plante dans la région du Cederberg, au nord-ouest du Cap, et cite les localités de Clanwilliam, Graafwater, Citrusdal, Van Rhynsdorp, Nieuwoudtville et Wupperthal. Dammann Frères écrit qu’il n’est cultivé que dans le Cederberg. Wikipédia précise qu’il pousse entre 450 et 900 mètres d’altitude, sur un sol profond, sableux, bien drainé et acide, au pH compris entre 4,5 et 5,5.

Le cahier des charges officiel dessine une aire plus large que le seul massif. Il retient, dans la province du Cap-Occidental, quinze municipalités (Bergrivier, Breede Valley, Cape Agulhas, Cederberg, Le Cap, Drakenstein, Langeberg, Matzikama, Overstrand, Saldanha Bay, Stellenbosch, Swartland, Swellendam, Theewaterskloof et Witzenberg), et dans celle du Cap-du-Nord, la municipalité de Hantam, où se trouve Nieuwoudtville. Le Cederberg reste le cœur historique ; l’appellation couvre l’ensemble des zones où le rooibos est produit, séché et oxydé.

Le climat explique cette géographie. Le même texte décrit des hivers froids et humides, des étés chauds et très secs, et des pluies de 380 à 635 mm par an, tombées surtout en hiver. Les sols dérivent du grès de la Table Mountain : pauvres, grossiers, sableux. Le texte cite un record : 48,3 °C relevés à Vredendal le 27 octobre 2015, la plus haute température jamais mesurée sur Terre un mois d’octobre.

Une histoire récente

Les sources ne s’accordent pas sur le premier témoignage écrit. Le cahier des charges de l’appellation rapporte que le naturaliste suédois Carl Thunberg vit, lors de son voyage de 1772, des habitants boire du rooibos, et que les méthodes de base (hacher, mettre en tas, sécher au soleil) remontent à cette époque. L’article anglais de Wikipédia nuance : la boisson notée par Thunberg à Paarl en juillet 1772 était tirée de Borbonia cordata, et ce récit est parfois rattaché à tort au rooibos ; la tradition, chez les descendants des Khoïkhoï du Cederberg, ne serait attestée qu’à la fin du XIXe siècle.

La suite est mieux documentée. En 1904, Benjamin Ginsberg, immigrant russe, commence à le commercialiser ; Wikipédia ajoute qu’il s’inspire de la fermentation en tonneaux du thé noir Keemun. Vers 1930, Pieter le Fras Nortier, installé à Clanwilliam, tente de le cultiver. Le cahier des charges raconte qu’une femme khoï lui apporta une boîte d’allumettes pleine de graines, récoltées en suivant les fourmis jusqu’à leurs fourmilières ; des cueilleurs utilisent encore cette méthode. Nortier découvre que les graines ne germent qu’une fois leur enveloppe entaillée, comme après un feu de brousse. La culture commerciale démarre dans les années 1930, selon le South African Rooibos Council, et le rooibos vert apparaît en 1995.

De la récolte à la cour de séchage

Le South African Rooibos Council indique que les semis se font en février et mars, la plantation quelques mois plus tard, et la première récolte environ 18 mois après. On coupe les branches à une trentaine de centimètres du sol, en été ; après trois à cinq récoltes, la parcelle doit être replantée. Le cahier des charges situe, lui, le semis de Nortier en janvier : les pratiques ont pu évoluer, et les deux dates sont données ici telles quelles.

Les règles de l’appellation sont précises. La récolte a lieu pendant l’été austral, de novembre à mai, et 20 % de la matière végétale doit rester sur le plant. Les branches coupées doivent arriver à la cour de séchage (tea court) dans les 72 heures, où une hacheuse mécanique les réduit en brins de 1 à 10 mm. Le South African Rooibos Council parle, de son côté, d’une coupe à moins de 4 mm et précise que tout le rooibos est pasteurisé à la vapeur.

Rooibos rouge : l’oxydation au soleil

Pour le rooibos rouge, le cahier des charges décrit des andains posés sur des aires de ciment ou de roche, humidifiés, écrasés et retournés à intervalles réguliers jusqu’à la bonne consistance, puis étalés en couches fines pour sécher au soleil. Le producteur juge à la main : il serre une poignée de rooibos humide, et si un filet de jus coule entre ses doigts, l’humidité est bonne. Le métier parle volontiers de « fermentation » ; le South African Rooibos Council précise qu’il s’agit en réalité d’une oxydation par les enzymes de la plante. Le produit fini va du jaune et brun clair au rouge brique vif, avec quelques brindilles plus claires, et contient moins de 10 % d’humidité.

Rooibos vert : sans oxydation

Pour le rooibos vert, les brins coupés sont étalés en couches fines et séchés sans passer par les tas. Le cahier des charges exige des feuilles vert clair, sans aucun brunissement, avec des tiges fines brun-rouge et quelques fragments ligneux blancs, et moins de 5 % d’humidité. Le South African Rooibos Council décrit une infusion jaune-brun clair, au goût très doux qui rappelle le thé vert ; Wikipédia lui prête une saveur maltée, légèrement herbacée, et note qu’il coûte plus cher à produire.

Le goût du rooibos

Le cahier des charges publie une roue des arômes établie sur un large panel d’échantillons, dégustés par des goûteurs formés. On y trouve des notes sucrées (miel, caramel), fruitées (agrumes, baies, compote d’abricot), boisées (broussaille, fumée, fynbos), florales (parfum) et épicées (cannelle). En bouche, les descripteurs sont le sucré, l’amer, l’acide, l’astringence et une texture ronde et douce. Le texte attribue cette signature à une chimie propre à la plante et note un faible taux de tanins.

Les maisons de thé disent la même chose avec leurs mots : pour Dammann Frères, une infusion couleur cuivre, douce et ronde, finement boisée, aux notes légèrement miellées. Wikipédia anglais ajoute que la qualité dépend surtout de la part de feuilles par rapport aux tiges : plus il y a de feuilles, plus l’infusion est sombre et riche, avec moins d’arrière-goût poussiéreux. Les meilleurs grades partent surtout vers l’Union européenne, en particulier l’Allemagne, pour les mélanges aromatisés en vrac.

Une appellation d’origine protégée depuis 2021

Le South African Rooibos Council présente le rooibos comme le premier produit alimentaire africain à avoir obtenu une appellation d’origine protégée (AOP) européenne. Le texte de référence est le règlement d’exécution (UE) 2021/865 de la Commission, du 28 mai 2021, publié au Journal officiel L 190 du 31 mai 2021. Il enregistre la dénomination « Rooibos »/« Red Bush » sous le numéro PDO-ZA-2427, à partir d’une demande déposée le 21 août 2018.

La procédure n’a pas été simple. Le règlement mentionne une opposition du Royaume-Uni, qui jugeait la description du produit et les règles d’étiquetage insuffisantes, et un accord trouvé avec l’Afrique du Sud le 11 novembre 2020. Wikipédia anglais rappelle un épisode antérieur : en 1994, une société américaine avait déposé « Rooibos » comme marque aux États-Unis, avant que la marque ne tombe en 2005 ; l’Afrique du Sud a ensuite réservé, par des règles publiées le 6 septembre 2013, le nom aux produits issus d’Aspalathus linearis.

Concrètement, l’AOP réserve le nom aux feuilles et tiges séchées de rooibos pur à 100 %, cultivé ou cueilli dans l’aire délimitée, et impose que la culture, la récolte, la transformation et le séchage s’y déroulent. Elle n’interdit pas les mélanges : le rooibos peut être associé à du thé, à d’autres infusions ou à des arômes, l’étiquetage suivant alors les règles du pays de vente.

Préparer un rooibos

Les maisons de thé convergent sur une eau très chaude, mais leurs durées varient :

SourceDoseTempératureDurée
Palais des Thés6 g pour 30 cl95 °C5 min
Dammann Frèresnon précisée90 °C4 à 5 min
Kusmi Teanon précisée90 à 100 °C4 à 8 min
Mes Thés (fiche du rooibos nature)15 à 20 g par litre100 °C7 à 10 min

Le rooibos supporte une infusion longue. Le cahier des charges et Dammann Frères relèvent sa faible teneur en tanins ; Kusmi Tea le décrit comme peu astringent et peu amer. C’est ce qui explique les durées jusqu’à 10 minutes de certaines fiches, comme celle de Mes Thés pour le rooibos nature : on obtient une tasse plus intense et plus colorée, là où un thé noir oublié dans la théière deviendrait âpre. Une durée courte donne, elle, une infusion plus légère, plus proche du miel que du bois.

Il se boit nature, avec un nuage de lait, un zeste de citron ou un peu de miel, selon Wikipédia et la fiche de Mes Thés, qui le présente aussi bien chaud que glacé, avec du miel, du citron ou des épices. Dammann Frères le propose lui aussi glacé. Les repères de température et de durée des autres familles sont rassemblés dans notre guide temps d’infusion du thé et température de l’eau, et l’eau elle-même compte, comme l’explique quelle eau pour le thé.

Les rooibos aromatisés

Le rooibos se prête aux mélanges. Le South African Rooibos Council cite la vanille et l’amande, la pomme épicée, la fraise à la crème, la cannelle et l’orange, la cerise et la banane, la menthe. La gamme de Dammann Frères illustre la diversité des recettes : vanille, agrumes, bergamote façon Earl Grey, épices façon chaï, rhubarbe et fraise, fruit de la passion et pêche, noix de pécan et miel. Selon Wikipédia anglais, ces rooibos parfumés en vrac sont l’un des principaux débouchés des meilleurs grades exportés vers l’Allemagne.

Pour juger un aromatisé, lisez la liste des ingrédients. Le rooibos à la vanille de Terre d’Oc, par exemple, indique 96 % de rooibos d’Afrique du Sud et un arôme naturel de vanille, selon sa fiche amazon.fr lue via Keepa le 27/10/2026. Un rooibos nature, lui, ne contient que du rooibos.

Comment acheter un rooibos

Quelques repères simples permettent de lire une étiquette ou une fiche :

  • L’origine : l’Afrique du Sud, et idéalement la mention de l’appellation, puisque l’AOP réserve le nom au rooibos pur de l’aire délimitée.
  • Rouge ou vert : le rouge, oxydé, a un goût plus boisé et miellé ; le vert, non oxydé, une saveur plus douce et végétale.
  • Nature ou aromatisé : la part de rooibos dans la liste des ingrédients dit ce que vous achetez.
  • L’aspect : davantage de feuilles que de tiges donne une infusion plus sombre et plus riche, selon Wikipédia anglais.
  • Le format : le vrac laisse voir les brins et doser selon votre goût ; le sachet est plus pratique. Notre guide thé en vrac ou en sachet compare les deux, et comment choisir un thé en vrac détaille les critères d’achat.

Le South African Rooibos Council indique que le rooibos se conserve longtemps sans perdre sa saveur. Une boîte hermétique et opaque reste la meilleure solution pour le vrac : notre comparatif des boîtes à thé présente un modèle par type.

En fin de guide figurent trois rooibos, un par style, lus sur Keepa le 27/10/2026, en vente sur amazon.fr et retenus parmi les mieux notés et suffisamment évalués : le rooibos nature bio de Mes Thés (vrac, sachet refermable de 200 g), le rooibos vert bio de Tick Tock (sachets, lot de quatre boîtes) et le rooibos bio à la vanille de Terre d’Oc (boîte en métal de 100 g). D’autres rooibos ont été écartés faute d’évaluations suffisantes, et les fiches dont le titre, les puces ou la description promettent un effet ne sont pas reprises.

Le honeybush, l’autre infusion du Cap

Le honeybush est souvent vendu à côté du rooibos, parfois mélangé avec lui. Il s’agit d’un autre genre de Fabacées, Cyclopia, qui compte une vingtaine d’espèces selon Wikipédia anglais. Son nom vient de ses fleurs, qui sentent le miel. Quatre ou cinq espèces sont couramment exploitées, dont Cyclopia intermedia (« bergtee », thé de montagne), Cyclopia genistoides (« kustee », thé de la côte) et Cyclopia subternata (« vleitee »). On le trouve dans de petites zones du sud-ouest et du sud-est de l’Afrique du Sud : près de Darling et d’Yzerfontein au Cap-Occidental, autour de George, et entre Port Elizabeth et le Langkloof.

Son goût rappelle celui du rooibos, un peu plus sucré, et il ne devient pas amer même après une longue ébullition, selon la même source. Certaines espèces résistent à toute culture et se cueillent à l’état sauvage ; les plants de montagne mettent trois ans à repousser, si bien que moins d’un tiers de la production de montagne est récoltable chaque année. Le procédé traditionnel ressemble à celui du rooibos (couper, écraser, oxyder au soleil) ; le procédé industriel oxyde les feuilles en cuves chauffées à 70-90 °C pendant deux à trois jours.

Thé sans théine : ce qui n’en contient pas

La théine n’est pas une substance distincte. Selon Wikipédia, Oudry l’isole du thé en 1827, puis Gerardus Mulder montre en 1838 qu’il s’agit de la même molécule que la caféine. Kusmi Tea le rappelle en 2026 : il s’agit d’une seule et même molécule. Parler de « thé sans théine » revient donc à désigner deux familles très différentes.

Les infusions d’autres plantes. Le rooibos en est l’exemple le plus connu : le cahier des charges de l’appellation et le South African Rooibos Council indiquent qu’il ne contient pas de caféine. Le honeybush, les infusions de plantes (verveine, menthe) et de fruits appartiennent à la même catégorie : elles ne viennent pas du théier. Palais des Thés les prépare avec 8 à 10 g pour 30 cl à 95 °C pendant 4 à 7 minutes, Kusmi Tea à 90-100 °C pendant 4 à 8 minutes. Pour choisir un assortiment par le goût, notre comparatif des coffrets d’infusions en présente plusieurs.

Les boissons de céréales. Au Japon, le mugicha, une infusion d’orge grillée, se boit surtout froid en été ; Wikipédia anglais décrit un goût grillé, proche du pain, légèrement amer, et une préparation à 100 °C pendant 5 à 10 minutes. La Corée a son équivalent, le boricha.

Le thé déthéiné. C’est un vrai thé, issu du théier, dont on a retiré l’essentiel de la caféine. Selon Wikipédia anglais, on utilise des procédés analogues à ceux du café, en particulier le dioxyde de carbone à l’état supercritique. Le goût peut en pâtir : la même source cite une étude sur un thé vert décaféiné au CO2 dans laquelle plusieurs composés aromatiques floraux avaient diminué ou disparu.

Pour situer le rooibos parmi les thés et les autres infusions, notre thème Thés et infusions rassemble l’ensemble de nos guides.

Les modèles cités dans ce guide

Mes Thés, rooibos bio nature en vrac, 200 g

Mes Thés, rooibos bio nature en vrac, 200 g

Rooibos nature issu de l'agriculture biologique (FR-BIO-01), au goût annoncé doux et légèrement sucré, à boire chaud ou glacé ; sachet isotherme refermable de 200 g. Préparation indiquée : 15 à 20 g par litre d'eau à 100 °C, 7 à 10 minutes, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Tick Tock, rooibos vert bio en sachets, lot de 4 boîtes (160 sachets)

Tick Tock, rooibos vert bio en sachets, lot de 4 boîtes (160 sachets)

Rooibos vert, 100 % rooibos issu de fermes certifiées biologiques, à la saveur annoncée délicate, proche d'un thé vert sans amertume ; lot de quatre boîtes de 40 sachets. Préparation non précisée, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Terre d'Oc, rooibos bio à la vanille en vrac, boîte métal de 100 g

Terre d'Oc, rooibos bio à la vanille en vrac, boîte métal de 100 g

Rooibos aromatisé en vrac : rooibos d'Afrique du Sud (96 %) et arôme naturel de vanille, ingrédients issus de l'agriculture biologique, présentés dans une boîte en métal décorative et réutilisable de 100 g, d'après la fiche amazon.fr lue via Keepa.

Repères chiffrés

FAQ

Le rooibos est-il un thé ?

Non. Le thé vient du théier, Camellia sinensis ; le rooibos vient d'Aspalathus linearis, un arbuste de la famille des Fabacées qui pousse dans le fynbos sud-africain. On l'appelle parfois « thé rouge » par habitude, mais en Chine ce nom désigne le thé noir. Botaniquement, le rooibos est une infusion, comme le honeybush ou la verveine.

Quelle différence entre rooibos rouge et rooibos vert ?

C'est la même plante, traitée autrement. Pour le rouge, les brins coupés sont mis en tas, humidifiés et retournés au soleil jusqu'à s'oxyder, puis séchés. Pour le vert, mis au point en 1995, ils sont étalés et séchés aussitôt, sans oxydation. Le South African Rooibos Council décrit une infusion verte jaune-brun clair, plus douce, Wikipédia un goût malté et légèrement herbacé.

Combien de temps faire infuser un rooibos ?

Les maisons donnent 4 à 5 minutes à 90 °C (Dammann Frères), 5 minutes à 95 °C avec 6 g pour 30 cl (Palais des Thés) ou 4 à 8 minutes entre 90 et 100 °C (Kusmi Tea). Comme le rooibos contient peu de tanins, une infusion plus longue, jusqu'à 10 minutes selon certaines fiches, le rend plus intense sans l'amertume d'un thé oublié.

Qu'est-ce qu'un thé sans théine ?

La théine n'est autre que la caféine : c'est la même molécule. Un vrai thé sans théine n'existe donc pas : on trouve soit un thé déthéiné, issu du théier et débarrassé d'une grande partie de sa caféine par un procédé industriel, soit une infusion d'une autre plante, comme le rooibos, le honeybush, la verveine ou l'orge grillée, qui n'est pas un thé au sens botanique.

Sources

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